TOP 2022 : nos livres coups de cœur

Il est venu le temps de faire un bilan culturel de l’année 2022. Aujourd’hui, on te parle des livres qui nous ont marqués l’an passé.

La louve boréale, de Núria Tamarit

MORGAN CHARLES

Goodbye Eri, de Tatsuki Fujimoto

Un lycéen fait le deuil de sa mère en créant un documentaire sur elle avec des archives vidéo, mais son film est moqué et critiqué. Ne supportant pas d’être incompris, il va se jeter du même de l’hôpital qui a vu sa mère s’éteindre. C’est au moment de passer le pas qu’il rencontre Eri, une fille du lycée qui va le pousser à continuer sa passion.

Ce one shot explore la narration par la perspective d’une caméra de téléphone. Ce qui ouvre des possibilités techniques, avec des cases floues, des hors-champs, entre autres. Mais aussi pour la narration : le personnage principal, Yuko, n’est visible qu’une poignée de fois dans le manga. Sa caméra de téléphone se tournant la plupart du temps sur Eri, sa mère, son père ou ses camarades de classe.

Le manga est une mise en abîme, avec un personnage passionné de film, qui fait un film autobiographique sur sa passion des films. On se laisse emporter par les couches de fictions qui se superposent et on finit par questionner tout ce que l’auteur nous montre. Le mangaka joue avec nos nerfs et amène un plot twist explosif.

Avec une narration en mille-feuille, Fujimoto prend aussi le temps de superposer les thèmes, le deuil et le fantasme de l’immortalité, l’importance de se souvenir et de documenter les gens qu’on aime comme substitut. Mais aussi assumer sa créativité, de ne pas se laisser abattre par la critique, d’en grandir en nourrissant sa vision créative. Et le plus fou, c’est que tout ça tient en 200 pages. Wow.

Crédits photo: Kazé Semen, Tatsuki Fujimot

ARMAND PAGNIEZ

Le poids des héros, de David Sala

Sans vouloir être dramatique, je crois que c’est le plus beau livre que j’ai eu entre les mains cette année. Cette BD autobiographique est d’abord magnifique de par ses dessins : il n’y aucun espace vide, tout est rempli par des motifs colorés. Mais elle l’est encore plus de par son scénario. David Sala nous présente la famille dans laquelle il a grandi, celle de résistants passés par l’horreur des camps pendant la Seconde guerre mondiale, et de leurs descendants. Dès lors, ça n’est pas que de son histoire personnelle dont il est question, mais plus généralement de l’héritage et de l’impact de ces récits. C’est d’autant plus puissant de lire cette BD en étant Lyonnais, car l’auteur a grandi dans la région et y fait de nombreuses références. Lire ces discussions familiales et s’imaginer qu’elles ont eu lieu non loin de chez soi est assez vertigineux. Un ouvrage très fort et important, donc.

Crédits photo: Casterman, David Sala

LOUISON TURBAN

MAXIME VIGOUROUX

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