La Playlist  »Albums Favoris » de l’Envolée

Il est parfois difficile de faire un choix dans les morceaux choisis pour les playlists, mais le thème de ce mois-ci ne nous facilite pas plus la tâche. Pour vous, – et surtout pour vos oreilles – nous avons fait le choix de vous donner pour cette playlist, non pas un seul morceau par personne, mais carrément un album ! Retrouvez donc nos albums favoris, fétiches, que l’on chérit, à écouter encore et encore. (bannière : Eloïse Martin)

Lucile :
Atom Heart Mother – Pink Floyd
Un album qui m’a complétement chamboulé et marqué à vie avec ce même titre : Atom Heat Mother, un morceau de vingt-cinq minutes en six parties aussi impressionnantes mélodiquement les unes que les autres. J’ai découvert cet album des Pink Floyd au lycée et je me rappelle encore de cette claque musicale que j’ai prise. Une prouesse psychédélique que je continue des années après à écouter et dont je ne me lasse absolument pas.

Supreme NTM – Supreme NTM :
Finalement, nos albums favoris se rapportent surtout à nos souvenirs. NTM est ce groupe qui m’a mis un pied dans la culture rap et hip-hop et dont je ne suis jamais vraiment ressortie. Découvert évidemment avec Back dans les bacs et Seine Saint-Denis Style, depuis, je suis donc restée complètement bloquée dans le old school et j’adore ça. Suprem NTM est sorti en 1998, il sera (et restera) l’album emblématique du groupe et surtout marquera l’histoire du rap français. S’il vous faut commencer par écouter un morceau de cet album : That’s My People, sans hésiter.


Candice :
Wish You Were Here – Pink Floyd
Selon moi, le plus grand groupe de tous les temps. Difficile de choisir mon album préféré, mais Wish You Were Here est un diamant brut. À l’image de la chanson qui me bouleverse à chaque écoute : Shine On You Crazy Diamond. Le plus beau morceau à mes yeux, celui qui me fait frissonner. Et puis bien sûr, le morceau éponyme de l’album, cette ballade toute simple en apparence, mais si déchirante. Wish You Were Here est un album flamboyant et inégalable à jamais, dans mon coeur.


Pierre :
Toxicity – System of a Down
Probablement le premier album qui est entré en ma possession et qui n’était qu’à moi. Il est resté le seul pendant des années. Un CD que mes parents ont immédiatement regretté de m’avoir rapporté de leur voyage, dès la première chanson, passée au volume maximum dans le salon. C’est l’album qui m’a introduit au métal et qui a traversé pas mal de périodes de ma vie, de mes neuf ans à aujourd’hui. C’était la première fois que je réécoutais un disque au point de connaître l’ordre exact des chansons, la première fois que je me suis intéressé à un groupe qui venait de se séparer aussi. Il m’a beaucoup servi pour me défouler, pour socialiser aussi et parfois pour m’endormir. System of a Down est resté un de mes groupes préférés. Après des années à m’être diversifié dans mon écoute, à avoir développé mes goûts musicaux et exploré d’autres styles, j’y reviens toujours parce qu’il s’en dégage une espèce de folie déchaînée et chaotique qui me fascine encore. Toxicity n’est même pas selon moi l’album le plus réussi du groupe, et je continue à chanter les paroles en yaourt, mais c’est avec lui qui j’ai commencé à écouter ma musique, celle qui n’appartient qu’à moi.


Manon :
Mūn – Chilla
Découverte avec l’album Karma en 2017, dans lequel on retrouve notamment son titre Sale Chienne, puis redécouverte avec le puissant #Balancetonporc, Chilla s’est peu à peu immiscée dans mes oreilles. J’étais déjà séduite par ses textes énervés et féministes, son rap nouveau, mélodieux, mélancolique, ses refrains entraînants, comme des hymnes… Mais quand l’album Mūn sort en été 2019, la première écoute me confirme son talent. C’est peut-être la première fois que je n’ai pas seulement un ou deux titres favoris dans un album, mais que l’entièreté de l’album résonne en moi. Tous les sons sont excellents, forts, riches de sonorités, puissants de sens. Bridget raconte l’injonction pesant sur les femmes de plus de 20 ans célibataires, Cœur Sombre la rupture, La nuit nous plonge dans une déambulation nocturne en ville, Solo évoque une mélancolie solitaire au détour d’une insomnie, Jungle crie la rage d’une lionne. Chaque titre me parle et m’envoûte comme à la première écoute de cet album, et surtout me rappelle la puissance d’être femme. Ce choix d’album n’est sans doute pas anodin, car c’est l’un des derniers concerts que j’ai pu voir en live avant la fermeture du monde… Lointain souvenir d’un concert intimiste dans la salle du Ninkasi Gerland, où tout le monde chantait en cœur la poésie de Chilla.

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