Bertrand Tavernier : un réalisateur de légende

Il y a quelques jours, le cinéaste Bertrand Tavernier nous a quittés. L’Envolée Culturelle a tenu à lui rendre hommage pour tout ce qu’il a apporté au cinéma français. (Bannière : © Frédéric Maligne)

Tavernier : le cinéma français par excellence
C’est à Lyon, la ville de son enfance, où Bertrand Tavernier a tourné son premier film, L’horloger de Saint-Paul, un film qui parle de la relation d’un père horloger et de son fils qui est accusé de meurtre. Il y avait chez lui une passion pour l’histoire comme en témoignent de nombreux films qu’il a réalisé. Pensons à Coup de Torchon, qui se déroule en Afrique Occidentale Française pendant l’époque coloniale en 1938. Un autre film notable est aussi la Princesse de Montpensier où certaines scènes ont été tournées dans des châteaux de la Loire. Pour écrire ce film, qui se déroule pendant les guerres de religions, le cinéaste s’est inspiré de la nouvelle de Madame de Lafayette où Marie, princesse de Montpensier, est tiraillée entre l’amour et ses devoirs.

© Paradis Film & France Télévisions

Une histoire d’amitié
Quand on parle de Bertrand Tavernier, on parle aussi de Philippe Noiret. En effet, que serait devenu l’un s’en l’autre ? Philippe Noiret, de par son expérience en tant que comédien et acteur, lancera la carrière de réalisateur de Tavernier. Cette complicité ira même plus loin, car il deviendra le témoin de mariage du réalisateur, son acteur préféré et jouera dans la plupart de ses films. Incarnant à merveille de multiples personnages comme Philippe d’Orléans dans Que la fête commence mais aussi le juge Rousseau dans Le juge et l’assassin ou encore le commandant Delaplane dans La vie et rien d’autre, on se doute bien que cette amitié a révolutionné le cinéma français.

Le plaisir de filmer
Bertrand Tavernier mettait, dans chaque film, sa petite flamme qu’il a pour le cinéma et qui le rend si singulier. Le film de cape et d’épée La fille de d’Artagnan avec Sophie Marceau, Philippe Noiret et Claude Rich, en est un bel exemple. On l’imagine bien prendre du plaisir à sortir d’Artagnan de la retraite quand sa fille s’apprête à déjouer un complot. Dans un style, cette fois-ci burlesque, avec Quai d’Orsay, il nous transporte dans le quotidien des ministres. On suit alors l’histoire d’Arthur Vlaminck qui va être embauché au service du ministre des Affaires étrangères et connaître quelques mauvaises surprises plutôt amusantes.

© Jean-Louis Urli

Quelques citations en souvenir de son amour du cinéma…

“L’important, c’est la manière dont un film survit, continue à toucher les gens. Et au passage a bousculé les choses”

Bertrand Tavernier, interview pour Siné Mensuel, 2018.

“C’est bien aussi de recevoir un prix ! Mais quand quelqu’un traverse la rue pour vous dire que votre travail l’a touché, des années après, quel bonheur !”

Bertrand Tavernier, interview pour Siné Mensuel, 2018.

“Je n’ai fait des films que pour apprendre. Sur des mondes, des métiers, des époques que je ne connaissais pas.”

Bertrand Tavernier, interview pour Siné Mensuel, 2018.

Article rédigé par Simon Ben Sadoun-Barthollet.

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