Pour le meilleur (mais pas le pire) de l’animation étudiante

Lendemain de soirée comme tout le monde les connait, réveil difficile, l’estomac barbouillé et la tête dans le c*l. Chacun n’a qu’une seule envie, chiller toute la journée. Alors pendant qu’on déguste un plat de pâtes bien gras, les fesses enfoncées dans un canapé, on regarde des bons courts-métrages d’animation. (Bannière : L’homme qui est foudroyé, Valentine Vendroux © Atelier de Sèvres)

Ce programme parfait de lendemain de soirée est réalisé en partenariat avec le magazine du court-métrage Court-circuit, proposé par la chaîne culturelle Arte. Bien entendu la fête n’est pas le seul prétexte pour découvrir ces petits chefs-d’œuvre réalisés par des étudiants en animation. Une journée fatigante, un trop plein de dossiers universitaires, d’examens qui nécessitent une pause détente de cinq minutes, une passion dévorante pour le cinéma ou bien une simple curiosité : toutes les raisons sont bonnes pour allumer son ordinateur et profiter (gratuitement) de perles visuelles. Avertissement : si les courts-métrages sont par définition peu long, un effet boulimique a été observé. Le sujet ne peut s’empêcher de les regarder à la chaîne. 

Pour commencer, une précision est importante, ces courts métrages ne sont pas sans enjeux puisqu’ils font partie d’un concours réservé aux étudiant.e.s de pays francophones, qui partagent le court-métrage sur lequel ils.elles ont travaillé seul.e ou en groupe. De cette bataille sans armes, quatre gagnant.e.s en sortiront, dont deux élu.e.s par le jury et deux par le public. Arte propose un tremplin pour ces jeunes encore inconnus, en diffusant sur sa chaîne le court-métrage gagnant et en projetant dans différents festivals de film d’animation les courts primés. Une belle occasion donc de découvrir le nouveau Miyazaki français. 

Dans ce concours, la passivité n’est pas de mise puisque les internautes sont invités à voter. Le plaisir d’être juge, de valoriser le film que l’on préfère s’ajoute à celui du visionnage. La diversité des techniques et styles, des écoles d’animation, des histoires et des tons (poétique, comique, engagé, émouvant) relèvent le défi de rendre impossible l’ennui dans ce programme cocooning. Si certains courts vous laisseront peut-être de marbre, on en trouve forcément un pour lequel on a le coup de cœur. 

Pour éviter de vous perdre dans cette jungle de court-métrages, on se fait votre guide improvisé et on vous conseille nos coups de foudre : 

Les Zozolympiades, Salomé Hammann

Ce court-métrage doudou est à voir absolument, en toute situation mais surtout après une mauvaise journée. Le dessin très doux, l’histoire mignonne et drôle (un paresseux aux zozolympiades) sont des plus belles consolations.


Grand bassin, Héloïse Courtois, Victori Jalabert, Chloé Plat et Adèle Raigneau

Pour ceux.celles qui regrettent les temps anciens de la piscine, son pédiluve et ses dragueurs de pataugeoire le court Grand bassin  vous fera l’effet d’une capsule temporelle et soulagera pendant six minutes et trente-sept secondes votre manque cruel d’eau chlorée. Le dessin accompagne à merveille les petites scènes hilarantes d’un quotidien qui n’est plus le nôtre (pour l’instant). 


Déjeuner sur l’herbe, Jules Bourges, Jocelyn Charles, Nathan Harbonn Viaud et Pierre Rougemont

Les cinéphiles et bédéphiles s’extasieront devant ce court génial qui rappelle par le trait la bande dessinée, et par la mise en scène Wes Anderson. Tout est parfait et maîtrisé, l’intrigue comme la création sonore ou visuelle.


A gong, Zozo Jhen, Tena Galovic, Marine Varguy, Yen-Chen Liu, et Ellisa Kayin Chan

Versez une larme de tristesse tant que de sublimation devant un court sur le deuil où l’esthétique s’approche du dessin pastel.


Des tout petits riens, Raphael Jouzeau

Raphael Jouzeau nous transporte dans un monde poétique et mélancolique accompagné par la musique de Flavien Berger.


On pourrait s’étendre encore pendant mille ans sur tous les autres formidables courts-métrages, mais il est temps que vous alliez voir par vous-même. Voilà nos autres petits coups de cœur : Killing Time (par des élèves des Gobelins), L’homme qui est foudroyé (Valentine Vendroux), Il y a un chat sous la voiture (Neira Islena), Opa & Omi (Antoine Vignon), La Sans Nom (Clarisse Coumau) ou encore Bleu (Sara Demirdjian).  Pour égayer votre journée au quotidien, vous pouvez aussi suivre tous ces artistes sur Instagram. 

Si vous êtes étudiant.e.s en animation, et que vous n’étiez pas au courant de ce formidable projet, nous sommes navrés de vous annoncer qu’il est bien trop tard… La date limite d’envoi était le 31 janvier. Retentez votre chance l’année prochaine ! 

En revanche, le vote est possible jusqu’au 28 février midi, donc à vos souris !

Article rédigé par Kaia Kapica.

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