Jamais à court d’idée

Face aux restrictions, on ne peut que s’adapter. Le monde de la culture redouble d’efforts pour exister et continuer à proposer des œuvres accessibles à tous.tes. Au cinéma, le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand relève de l’exemplarité : après avoir espéré jusqu’au bout un déroulement habituel, les organisateur.ice.s ont opté pour une édition « only online » au tarif préférentiel de 12 euros par abonnement. Il vous permet d’avoir accès aux 213 films qui composent la sélection de 2021, répartis en « séances » d’une heure et demie chacune. (Bannière : Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand © Sauve qui peut le court-métrage)

Comme au cinéma 

Pour coller au plus près du déroulement classique du festival, les séances ont été pensées pour se consommer en une fois. Vous avez donc juste à cliquer sur l’un des liens et vous laisser porter par les séries de courts-métrages à durée variable. Les films sont répartis en cinq catégorie : compétition internationale, nationale et labo, hors compétition, programmes spéciaux et scolaires, dans un système d’une simplicité instinctive. C’est le moment idéal pour redécouvrir le court-métrage, forme souvent délaissée par le grand-public au profit des longs-métrages à la durée standard d’une heure et quarante-cinq minutes.

Le cinéma se crée et se regarde sous toutes ses formes et s’il y a bien un endroit où l’éclectisme est célébré, c’est le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Fictions en prise de vue réelle ou animées, documentaires, expérimentales, toutes les formes sont acceptées et mélangées. Il n’est pas trop tard pour prendre son abonnement : tous les films sont disponibles jusqu’au 6 février, et les primés de cette édition jusqu’au 13. 

Il n’y a pas d’heure pour les femmes © Sarra El Abed

Notre coup de cœur 

Il n’y a pas d’heure pour les femmes, court-métrage documentaire sélectionné dans la compétition internationale, réalisé par Sarra El Abed, nous plonge dans le quotidien d’un salon de coiffure tunisien en plein milieu des élections présidentielles de 2019. Le salon devient alors un véritable lieu d’échange et de débat entre les femmes tunisiennes qui ont vu la démocratie renaître et ont conscience de sa fragilité. Nous assistons alors, comme des client.e.s discret.e.s aux chocs des avis, parfois causés par les différences de génération, mais aussi et surtout à la fierté de ces femmes férocement touchantes et pour qui le vote est un espace d’expression public absolu.

Le Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand se déroule en ligne, jusqu’au 6 février 2021.

Article rédigé par Ambre Bouillot.

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