Il faut flinguer Ramirez

Début décembre est paru le tome 2 des aventures de Jacques Ramirez, notre expert en aspirateurs. Nicolas Petrimaux, auteur, illustrateur, concept artiste (et encore beaucoup d’autres casquettes, mais nous n’aurions plus assez de caractères !) basé à Lyon, signe une histoire rocambolesque avec Il faut flinguer Ramirez. Le pitch semble amusant, mais nous pénétrons dans un univers sombre et brutal. (Bannière : © Nicolas Petrimaux – Glénat)

Un employé parfait
Jacques Ramirez est l’un des meilleurs techniciens de Robotop. Quadragénaire et muet, il mène une vie tranquille à Falcon City en Arizona. Son nom est pressenti pour obtenir le titre d’employé de l’année… puisqu’il a tout de l’employé modèle. Une seule ombre au tableau : un dangereux cartel mexicain souhaite sa mort, de quoi renforcer l’ambiguïté de ce personnage qui semble être doux comme un agneau, mais qui cache aussi quelque chose. C’est lors de la présentation du nouvel aspirateur, le Vacuumizer 2000, que deux vieux mafieux le reconnaissent et prennent peur. Ramirez serait leur pire ennemi. C’est ici que l’histoire s’emballe et devient complètement déjantée : Ramirez va devoir fuir le cartel, ce dernier étant bien décidé à le faire disparaître de la surface de la terre. Entre course-poursuites, rencontres impromptues et tirs à tout-va, la BD nous plonge dans le monde violent de la mafia, mais toujours teinté d’un humour absurde que nous avons adoré.

Privé de l’usage de la parole (est-ce de naissance ou bien à cause d’un choc psychologique ? Nous ne savons pas… ce qui rend le personnage encore plus mystérieux), Ramirez se retrouve dans des situations et des quiproquos d’autant plus loufoques. Nous nous attachons rapidement à ce personnage qui ne semble pas mériter ce qui lui arrive ! Il faut flinguer Ramirez est une BD au scénario bien ficelé, en plus d’être également un plaisir pour les yeux. Les graphismes sont tous très beaux, on ne boude pas son plaisir à chaque double page lors des changements d’acte. Nicolas Petrimaux s’est fait plaisir et ça se sent : il a parsemé sa BD de fausses publicités incroyablement drôles, qui rappellent les divers objets qui apparaissent tout au long de l’histoire. De quoi renforcer l’immersion, au point de trouver le formulaire de satisfaction du SAV de Robotop, toujours aussi drôle. L’interaction avec le.la lecteur.ice est réussie et quelle surprise de trouver une véritable (apparement…) pub en vidéo (à l’aide d’un QR Code), du Vacuumizer 2000 !

© Nicolas Petrimaux – Glénat

Entre humour et violence
De nombreuses références cinématographiques jonchent l’ouvrage. Nous avons notamment pensé à la série Fargo, produite par les Frères Coen, avec la sacralisation des “loosers” et leur mise en avant. Mais aussi, évidemment, à l’œuvre de Tarantino grâce aux dialogues piquants ! Le même humour subversif est là, pour notre plus grand plaisir, tout comme l’ultra-violence. N’oublions pas le couple de braqueuses en cavale, qui n’est pas sans rappeler les mythiques Thelma et Louise de Ridley Scott ! Ces BD sont un véritable hommage aux films d’action des années 80. Très rapidement, les scènes s’enchaînent, les courses-poursuites sont nombreuses, comme les morts et les flingues. Les séquences d’action sont jouissives, les couleurs rendent le tout éclatant. Nous ne pouvons pas trop en dire sous peine de vous spoiler l’histoire et ce serait vraiment dommage. Alors, vous n’avez plus qu’à aller découvrir la BD par vous-même ! 

C’est un véritable coup de cœur que nous n’avions pas prévu. C’est par hasard que nous avons lu cet ouvrage et c’est sans regret. L’univers que crée l’auteur, dans cette Amérique des années 80 est fantastique. Et il faut souligner la multitude de détails dans chaque case ! Pour lire Il faut flinguer Ramirez, prenez votre temps et observez tout, lisez entièrement les pages de (faux) journaux. L’auteur a fourni un travail colossal. Le tome 1 nous avait convaincu, mais le tome 2 encore plus. Plus épais que son prédécesseur, il est composé presque uniquement de scènes d’action : nous sommes essoufflé.e.s face à ce rythme, impossible de lâcher l’ouvrage sans connaître la fin ! Nicolas Petrimaux nous surprend, nous fait rire et nous fait presque verser une petite larme. Et quelle fin… que ce soit pour le tome 1 ou le tome 2, l’auteur termine sur un cliffhanger. Nous attendons maintenant le tome 3 avec impatience ! 

© Nicolas Petrimaux – Glénat

Il faut flinguer Ramirez tome 1 & 2 par Nicolas Petrimaux, aux Editions Glénat

Retrouvez Nicolas Petrimaux sur son site internet, sur instagram et twitter !

© Nicolas Petrimaux – Glénat

Article rédigé par Candice Grousset

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