Toutes les sorcières vous disent…

Une semaine que vous n’êtes plus. Pourtant, votre voix résonne dans mes oreilles comme si vous ne nous aviez jamais quitté.e.s. C’est fou, cette capacité qu’on a d’oublier les artistes jusqu’à ce qu’un jour, ils disparaissent. Alors depuis une semaine, je vous découvre à nouveau, plus profondément peut-être, que la première fois que vous avez lissé mes ailes d’enfant(Bannière : Anne Sylvestre)

On ne pleure plus, parait-il. J’ai voulu vous croire. Et puis j’ai vu ce qui s’est passé, à l’annonce de votre mort, comment vous avez été célébrée, comment vous allez nous manquer. Personne n’a cherché de mur, c’est ensemble, qu’on a pleuré. Et toute cette attention portée sur vous est plus que méritée, quoi que vous en pensiez. Je sais, je sais. Vous n’êtes pas notre bouée. Et pourtant, grande dame, quand on a votre talent, comment voulez-vous qu’on ne s’accroche pas à vos mots ?  

Après tout, c’est vous qui m’avez appris l’importance de prendre des vacances sans en éprouver le moindre remords, dans un texte d’une modernité qui m’émerveille encore aujourd’hui. Et si nous le pouvions, je suis sûre que toutes les Clémence vous rejoindraient et Maryvonne dans le midi.

Si aujourd’hui, je peux me marier à ma voisine sur un coup de tête, juste parce qu’on s’accorde bien, j’ai envie de croire que c’est un peu parce que vous l’avez chanté. Quand je doute, vous m’aimez, quand je me questionne, vous me guidez. Vous m’avez montré que la vie, ça peut être beau un peu comme dans une chanson et que je peux écrire la mienne comme vous l’avez fait. 

Vous vous êtes battue aux côtés des plus grandes, vous-même géante aux mots de velours, et n’en déplaise à certain.e.s, c’est plutôt à vous et aux militantes de votre rang que l’on doit tant. Aujourd’hui, c’est à nous de continuer en suivant vos pas, et grâce à vous, j’y crois. Filles de coton, de nacre, d’amour et de combat, et toutes les autres, vous serez fières, je l’espère, que comme Higelin et comme tous tes copains, on se souviendra toujours de vous et vos chansons d’amour. 

Merci, très chère Anne Sylvestre, pour la tendresse.

Article rédigé par Ambre Bouillot.

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